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Exposé plein sud, sur le versant d’une colline dominée par l’église de la petite commune de Sainte-Marie d’Alvey, dans le canton de Saint-Genix-sur-Guiers, en Savoie, le gîte rural de France « Le Magnolia », ainsi nommé en raison de la présence toute proche de deux magnolias à l’ombrage généreux, occupe la partie Est d’un ancien bâtiment agricole construit en 1838 , propriété de monsieur Fernand Tardy qui aura le plaisir de vous accueillir et vous renseigner sur les activités de la région de l'avant pays Savoyard.

 

 
Historique du gîte

 

C’est à l’emplacement même de l’étable, dominée par le fenil et la réserve à paille qu’a été aménagé de 1985 à 1990 le gîte, comportant salle de séjour et cuisine, mezzanine et chambres, après une rénovation complète de l’ossature du bâtiment dans son ensemble : charpente, toiture, cheminées et consolidation globale à l’aide de dalles planchers préfabriquées en dur.


Les murs de périmètre ainsi que le mur principal de refend ont été laissés en l’état, à l’exception d’une partie du mur ouest, qui présentait des faiblesses, afin de conserver à l’immeuble les avantages de l’isolation thermique et phonique de qualité apportés principalement par le « pisé » .


Le « pisé » fut, au cours des siècles passés, le matériau de construction fabriqué sur place par les artisans qualifiés, sachant doser avec la précision voulue que leur conférait leur expèrience du métier, le mélange de terre argileuse et d’eau que l’on tassait à l’aide de « dames » ou « pisoirs » entre des banches solidement fixées au préalable à l’emplacement définitif du mur à construire.
Dans ce « pisé » ainsi obtenu pouvait entrer une infime proportion de paille ou de chaux, selon les lieux d’utilisation.


On créait ainsi, les uns après les autres, en les consolidant entre eux par des entretoises de bois, de gros éléments de murs d’un volume unitaire avoisinant un mètre cube qu’on laissait sécher.

Répondant à l’absence de technique du moment (transport motorisé inconnu) et par mesure d’économie (ciment inconnu ou peu répandu dans les campagnes), les générations qui nous ont précédés ont utilisé un matériau (terre argileuse) existant en assez grande abondance dans une partie de l’avant pays savoyard et du nord du département de l’Isère, donnant ainsi une architecture toute particulière aux constructions de couleur ocre, très chaude d’aspect.


Nos architectes modernes n’ont-ils pas repris cette technique du « pisé » dans la ville de Villefontaine tout près de l’Isle d’Abeau dans la région de Lyon pour la plus grande satisfaction des occupants ?

 

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